Quand a lieu la prochaine Coupe du monde de football féminin ?
Le 17 mai 2024, la FIFA a tranché: le Brésil organisera la dixième Coupe du monde féminine de football, du 24 juin au 25 juillet 2027. Ce sera la première édition de l’histoire organisée en Amérique du Sud.
Adrien Poulain·Mis à jour : 14 août 2026·17 min de lecture

Quand a lieu la prochaine Coupe du monde de football féminin?
Le tournoi réunira trente-deux équipes et soixante-quatre matchs seront disputés dans huit villes hôtes.
Voilà pour le cadre officiel. Pour le reste — l’effet d’entraînement, la médiatisation, la place réellement accordée au football féminin au bas de la chaîne — c’est une autre affaire. Et c’est précisément ce qui nous intéresse ici, à l’échelle d’un club amateur qui fait vivre sa section féminine semaine après semaine.
À Saint-Simon, on n’accueillera pas de délégation étrangère. On ne recevra pas de prime FIFA. On ne remplira pas le Maracanã. Mais les grands rendez-vous internationaux donnent une référence, un horizon et une image à montrer aux familles qui hésitent encore à inscrire leur fille dans un club. Encore faut-il que ce qu’on leur montre corresponde à ce qu’elles trouveront chez nous: un terrain disponible, des éducateurs formés, des créneaux réguliers et une vraie continuité dans la pratique.
Le Brésil, terre d’accueil historique pour la 10e édition
L’attribution au Brésil n’est pas un hasard. Le pays possède l’infrastructure, le palmarès et une histoire footballistique qui se passe de présentation. Le football y occupe une place particulière, jusque dans les conversations ordinaires et les habitudes de quartier. Organiser une Coupe du monde féminine dans ce pays, c’est donc choisir un territoire où le ballon rond dispose déjà d’une puissance culturelle considérable.
C’est aussi un signal. Après plusieurs éditions organisées en Europe et en Océanie, la compétition arrive pour la première fois sur le continent sud-américain. La FIFA poursuit ainsi sa volonté d’installer le Mondial féminin dans des environnements différents, avec des publics, des traditions de jeu et des infrastructures qui ne sont pas partout comparables.
Le vote du Congrès de la FIFA, le 17 mai 2024, a mis fin à la procédure d’attribution. À partir de là, le sujet n’était plus de savoir où se jouerait la compétition, mais comment le Brésil allait transformer sa candidature en tournoi concret: accueil des délégations, déplacements, entraînements, sécurité, billetterie et remplissage des stades.
Le choix du pays hôte ne règle jamais tout. Un grand événement peut bénéficier d’une excellente image internationale tout en laissant des retombées très inégales selon les territoires. Il peut remplir les enceintes pendant quelques semaines sans résoudre les problèmes structurels de la pratique quotidienne. Pour le football féminin, cette question est encore plus sensible: la visibilité d’un Mondial ne remplace ni les écoles de jeunes, ni les terrains, ni les éducatrices, ni les moyens accordés aux clubs.
Le Brésil offre néanmoins un cadre à la hauteur de l’événement. Il permet de faire entrer le football féminin dans des villes qui ne sont pas seulement des noms sur une affiche, mais des bassins de pratique, de supporters et de culture sportive. La réussite du tournoi se jugera aussi à cette échelle: au-delà des audiences et des images spectaculaires, quelle place restera-t-il aux joueuses, aux clubs et aux compétitions locales une fois la finale passée?
Un Mondial féminin ne se résume pas à son match d’ouverture: il se mesure aussi à ce qu’il laisse derrière lui lorsque les projecteurs s’éteignent.
Calendrier officiel: du 24 juin au 25 juillet 2027
La prochaine Coupe du monde de football féminin se déroulera donc du 24 juin au 25 juillet 2027. Trente-deux jours de compétition, au cœur de l’hiver austral. Pour les sélections européennes, ce décalage de saison ne sera pas un simple détail de calendrier. Il faudra composer avec un autre rythme climatique, des conditions variables selon les régions et des temps de récupération à intégrer avec soin.
Le calendrier détaillé, rencontre par rencontre, n’est pas encore entièrement connu. Les qualifications doivent encore déterminer l’ensemble des équipes présentes et la programmation précise dépendra ensuite du tirage au sort. Il est donc trop tôt pour annoncer sérieusement l’affiche du match d’ouverture, les adversaires de l’équipe de France ou l’ordre exact des déplacements.
Ce qui est établi, c’est l’ossature générale de la compétition:
- une phase de groupes réunissant trente-deux sélections;
- des huitièmes de finale;
- des quarts de finale;
- des demi-finales;
- une finale programmée le 25 juillet 2027.
Le tournoi comptera soixante-quatre matchs. La densité sera considérable: les rencontres s’enchaîneront pendant un peu plus d’un mois, avec très peu de place pour l’improvisation une fois la compétition lancée. Dans ce contexte, la préparation ne concerne pas seulement le niveau technique. Elle englobe la récupération, les trajets, l’alimentation, l’adaptation aux conditions locales et la capacité à maintenir un groupe disponible dans la durée.
À l’échelle d’une équipe amateur, la comparaison est forcément disproportionnée, mais elle permet de comprendre le problème. Dans un club comme le nôtre, un déplacement se prépare avec les disponibilités des joueuses, les véhicules, les accompagnateurs, les horaires de travail et l’état du budget. Au niveau d’une sélection nationale, les mêmes questions existent, simplement multipliées par les distances, les contraintes de retransmission et les exigences de performance.
L’itinéraire d’une équipe entre Recife et Porto Alegre, par exemple, pourrait représenter une contrainte logistique importante si le tirage et la programmation l’imposaient. Mais tant que le calendrier détaillé n’est pas connu, il faut le présenter comme une hypothèse, pas comme le parcours établi d’une sélection. La distance entre ces deux villes donne une idée de l’échelle brésilienne; elle ne permet pas, à elle seule, de déduire le programme d’une équipe.
C’est là que les grands tournois se gagnent parfois loin du terrain. Une sélection peut être techniquement supérieure à son adversaire et perdre une partie de son avantage si elle récupère mal, voyage trop ou ne parvient pas à installer une routine. Les staffs devront anticiper ces paramètres sans connaître, dans tous leurs détails, les conditions auxquelles ils seront confrontés plusieurs mois à l’avance.
Format de la compétition et répartition des 32 nations
Le format à trente-deux équipes est désormais bien installé dans le football féminin international. Il offre une compétition suffisamment large pour représenter les différentes confédérations, tout en conservant une phase finale lisible. Chaque sélection dispose d’une véritable possibilité de s’exprimer, mais l’élargissement du plateau ne supprime pas les écarts de niveau entre les nations les mieux structurées et celles qui découvrent encore régulièrement ce niveau de compétition.
La répartition des places entre les confédérations répond à un équilibre délicat. Il faut représenter les continents, protéger le niveau sportif du tournoi et tenir compte du développement parfois très inégal des championnats nationaux. Le Brésil, en tant que pays hôte, bénéficiera de sa qualification automatique. Pour les autres sélections, la route passera par les éliminatoires de leur confédération.
Le tableau de référence du tournoi est connu dans ses grandes lignes:
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Édition | 10e Coupe du monde féminine |
| Dates | du 24 juin au 25 juillet 2027 |
| Pays organisateur | Brésil |
| Nombre d’équipes | 32 |
| Nombre de matchs | 64 |
| Villes hôtes | 8 |
| Continent organisateur | Amérique du Sud |
| Tenante du titre | Espagne |
Cette formule donne également une place importante aux sélections qui ne disposent pas encore de la même expérience que les habituées des phases finales. Une qualification peut accélérer la structuration d’une fédération, attirer des partenaires et créer une génération de joueuses identifiées par le grand public. Elle peut aussi révéler la fragilité d’un système: une équipe peut atteindre le tournoi sans bénéficier d’un championnat domestique suffisamment solide ou d’un accès régulier aux installations.
Le football féminin international avance donc sur deux lignes à la fois. D’un côté, les meilleures nations professionnalisent leurs staffs, leurs centres de formation et leurs compétitions. De l’autre, plusieurs fédérations cherchent encore à consolider les bases: calendriers, arbitrage, déplacements, formation des entraîneures, accès des jeunes filles aux terrains.
Pour une section amateur comme celle de l’Étoile Sportive de Saint-Simon, ce décalage est visible. Nous regardons les matchs de l’équipe de France sur un écran de buvette, avec les moyens du bord. Les joueuses qui apparaissent à l’image semblent très éloignées de nos entraînements ordinaires. Pourtant, le lien existe. Une jeune licenciée peut se reconnaître dans une internationale, demander à jouer au même poste, reprendre un geste vu à la télévision ou simplement comprendre que le football féminin possède une scène qui lui est destinée.
C’est peu spectaculaire, mais c’est essentiel. La pratique progresse aussi par identification. Une compétition mondiale fournit des modèles; les clubs doivent ensuite donner les conditions pour que ces modèles deviennent une pratique réelle, durable et accessible.
Les huit villes hôtes au cœur du tournoi sud-américain
Le tournoi se déroulera dans huit villes: Rio de Janeiro, São Paulo, Belo Horizonte, Recife, Fortaleza, Salvador, Brasília et Porto Alegre. Cette répartition couvre une grande partie du territoire brésilien, du Nordeste jusqu’au Sud du pays, et associe des métropoles économiques, des capitales régionales et des villes dont l’identité footballistique est particulièrement forte.
- Rio de Janeiro incarne l’image internationale du football brésilien, avec le Maracanã et une culture sportive immédiatement reconnaissable.
- São Paulo apporte le poids d’une immense métropole et d’un public habitué aux grands rendez-vous.
- Belo Horizonte s’appuie sur une tradition footballistique ancienne et sur le Mineirão.
- Brasília, capitale politique, donne au tournoi une dimension institutionnelle.
- Salvador, Recife et Fortaleza représentent le Nordeste, ses fortes identités régionales et ses publics passionnés.
- Porto Alegre ouvre le tournoi vers le Sud, dans une région marquée par une culture de clubs particulièrement dense.
La liste n’est pas anodine. Elle évite de réduire le Brésil à Rio de Janeiro et São Paulo, les deux villes les plus immédiatement associées à l’image du pays. Elle permet aussi de répartir les matchs et les retombées du tournoi sur plusieurs territoires. Cette promesse reste à vérifier dans les faits, car un grand événement ne produit pas automatiquement les mêmes effets partout. Les investissements peuvent se concentrer autour des enceintes principales, tandis que les clubs locaux attendent parfois longtemps avant d’en percevoir les bénéfices.
La géographie du tournoi posera également une question centrale: celle des déplacements. Les villes hôtes sont éloignées les unes des autres et les sélections devront organiser leur préparation en tenant compte de cette réalité. Un parcours qui conduirait hypothétiquement une équipe de Recife à Porto Alegre sur une période courte serait particulièrement exigeant, mais il ne peut pas être attribué à une sélection précise tant que le calendrier des groupes et les résultats ne sont pas connus.
Cette prudence n’enlève rien à l’intérêt de la configuration. Elle rappelle simplement que le pays organisateur est aussi un acteur logistique du tournoi. La qualité des liaisons, la coordination des sites d’entraînement et la capacité à offrir des conditions stables pèseront sur l’expérience des équipes comme sur celle des supporters.
Huit villes brésiliennes, c’est la promesse d’un Mondial réparti sur un territoire immense — et le rappel que la réussite d’un tournoi se joue aussi dans les détails du transport.
Pour un club amateur, la question des villes hôtes peut sembler lointaine. Elle dit pourtant quelque chose de notre propre réalité. Nous savons qu’un terrain n’est jamais seulement un rectangle vert. Il faut pouvoir y accéder, disposer d’un créneau, organiser le trajet, trouver un encadrement et garantir que les joueuses seront accueillies dans de bonnes conditions. À l’échelle d’un Mondial, ces contraintes deviennent gigantesques, mais leur nature reste la même.
L’héritage de l’Espagne et les enjeux de la succession
L’Espagne arrivera au Brésil avec le titre remporté en 2023, lors de la finale disputée en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il s’agissait de la première Coupe du monde gagnée par la Roja. Cette victoire a récompensé un travail de fond mené pendant plusieurs années: développement de la formation, montée en puissance du championnat, professionnalisation progressive et émergence d’une génération capable de rivaliser avec les meilleures.
Le titre espagnol a aussi montré qu’une hiérarchie internationale peut évoluer rapidement. Les équipes dominantes ne le restent pas éternellement, surtout lorsque les autres fédérations investissent à leur tour dans la détection, les infrastructures et l’accompagnement des joueuses. La succession sera donc ouverte, même si plusieurs nations partiront avec une expérience et des ressources considérables.
Les États-Unis chercheront à retrouver leur place dans le dernier carré après une édition 2023 moins aboutie que leurs précédentes campagnes. L’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède restent des références du football européen. Le Japon conserve une identité de jeu et une formation reconnues. L’Australie, désormais habituée aux grands rendez-vous, pourra compter sur l’expérience acquise à domicile en 2023. Le Brésil, lui, portera la pression particulière d’un pays hôte qui attend beaucoup de sa sélection.
D’autres équipes peuvent également profiter du tournoi pour franchir un cap. Le Nigeria et l’Afrique du Sud disposent d’un potentiel important, même si les infrastructures et la régularité des compétitions restent des enjeux majeurs sur le continent africain. Dans ces pays comme ailleurs, une bonne Coupe du monde peut renforcer la légitimité du football féminin, mais elle ne suffit pas à elle seule à régler les problèmes de formation ou de financement.
Et la France? Les Bleues ont montré ces dernières années qu’elles avaient les moyens de rivaliser avec les meilleures nations. Le palmarès reste cependant en dessous des attentes suscitées par la qualité des joueuses et par la progression du football féminin français. Une Coupe du monde au Brésil peut constituer une occasion de franchir un seuil, à condition de réussir à transformer le potentiel en résultats dans les matchs décisifs.
Pour les clubs français, cette attente est familière. On parle beaucoup de la dernière marche, de la génération qui arrive, du talent à confirmer. Sur le terrain amateur, nous savons que la progression ne se fait pas par bonds spectaculaires. Elle dépend d’une présence régulière à l’entraînement, de la qualité de l’encadrement, de la fidélisation des joueuses et d’un environnement suffisamment stable pour leur donner envie de continuer.
Les grandes nations travaillent avec des centres de performance, des staffs spécialisés et des moyens dont un club local ne disposera jamais. Mais le principe reste comparable: une joueuse progresse lorsqu’elle peut pratiquer souvent, dans de bonnes conditions, avec des adultes qui prennent son projet au sérieux. La Coupe du monde rend cette évidence visible au plus haut niveau.
Ce que le Mondial peut changer — ou pas — pour le football amateur féminin
Soyons lucides: une Coupe du monde au Brésil ne modifiera pas automatiquement la feuille de match d’un club à Saint-Simon. Nos joueuses ne seront pas plus visibles par magie, nos budgets ne seront pas plus importants, nos cotisations ne baisseront pas et les dossiers de subventions ne seront pas traités plus vite. La compétition mondiale et le football amateur ne fonctionnent pas sur le même calendrier, ni avec les mêmes moyens.
Les deux univers ne se rencontrent pourtant pas seulement dans les tribunes ou à la télévision. Ils se croisent dans les conversations des familles, dans les écoles, dans les mairies et dans les clubs. Un Mondial crée une période pendant laquelle le football féminin devient plus facile à montrer, à expliquer et à défendre. Une fille qui demande à commencer le football après avoir vu une rencontre constitue déjà une passerelle entre l’événement international et le terrain local.
L’effet ne sera ni uniforme ni automatique. Il dépendra de ce que les clubs seront capables de proposer au moment où l’attention sera la plus forte. Si les créneaux manquent, si les équipes ne peuvent pas être engagées, si les installations sont inadaptées ou si les filles sont renvoyées vers une pratique secondaire, l’élan retombe rapidement. La médiatisation ouvre une porte; elle ne construit pas le couloir derrière.
C’est pourquoi les conséquences les plus importantes d’un Mondial peuvent se jouer dans des décisions très ordinaires:
- maintenir un créneau féminin quand les installations sont déjà saturées;
- financer une formation d’éducatrice plutôt que considérer l’encadrement comme une solution provisoire;
- permettre aux jeunes joueuses de pratiquer dans des équipes adaptées à leur âge et à leur niveau;
- communiquer sur les matchs féminins avec la même régularité que sur les rencontres masculines;
- donner aux parents une visibilité claire sur les horaires, les transports et les conditions d’accueil;
- éviter de présenter la section féminine comme un simple produit d’appel ponctuel.
Ce sont des choix modestes sur le papier. Ils déterminent pourtant la fidélité des joueuses et la capacité d’un club à grandir. Une section féminine ne se résume pas au nombre d’inscriptions réalisées à la rentrée. Il faut aussi conserver les licenciées, accompagner les adolescentes, permettre aux débutantes de trouver leur place et proposer une continuité lorsqu’elles changent de catégorie.
À cette échelle, les grands tournois jouent un rôle de rappel. Ils montrent jusqu’où peut aller une joueuse lorsqu’elle bénéficie d’un environnement professionnel, mais ils soulignent également tout ce qui doit être construit avant d’atteindre ce niveau. Derrière chaque internationale alignée au Brésil, il y a eu des éducateurs, des éducatrices, des parents disponibles, des terrains municipaux et des clubs qui ont accepté de faire une place au football féminin.
La chaîne est longue et souvent invisible. Elle passe par des associations sans sponsor, des bénévoles qui conduisent les équipes, des personnes qui lavent les maillots, réparent un équipement ou trouvent une solution lorsque le terrain prévu n’est plus disponible. Elle passe aussi par les instances qui décident de maintenir une compétition féminine, d’ouvrir un championnat aux nouvelles équipes et de ne pas traiter la pratique féminine comme une variable d’ajustement.
C’est à ce niveau que l’Étoile Sportive de Saint-Simon peut se sentir concernée par le Mondial 2027. Non pas parce que le club serait directement associé à l’événement, mais parce qu’il participe à la même histoire. Les internationales sont la partie visible d’un édifice dont les fondations se trouvent dans les clubs locaux. Les unes ne peuvent pas exister durablement sans les autres.
Un rendez-vous mondial, un travail qui restera local
La prochaine Coupe du monde de football féminin aura donc lieu au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027. Trente-deux équipes disputeront soixante-quatre matchs dans huit villes: Rio de Janeiro, São Paulo, Belo Horizonte, Recife, Fortaleza, Salvador, Brasília et Porto Alegre. L’Espagne remettra son titre en jeu, tandis que les autres grandes nations tenteront de lui succéder.
Le calendrier précis des rencontres et les parcours des sélections restent à préciser. Il faudra attendre les qualifications, le tirage au sort et la programmation officielle pour connaître les affiches et les déplacements de chaque équipe. D’ici là, on peut mesurer l’ampleur du défi sans transformer des hypothèses logistiques en certitudes.
Pour les clubs amateurs français, ce Mondial sera à la fois un horizon lointain et un repère utile. Il montrera ce que devient le football féminin lorsqu’on lui donne les moyens de ses ambitions. Il rappellera aussi ce qu’il reste à construire à la base: des terrains accessibles, des encadrements solides, des compétitions suivies et une considération qui ne disparaisse pas avec la fin de la retransmission.
On ne demande pas la lune. On demande que la médiatisation d’un grand événement serve aussi à rappeler que le football féminin ne se résume pas à un mois de compétition tous les quatre ans. Il vit dans les clubs, dans les écoles, dans les communes et dans les familles. Il vit à Saint-Simon, à Revel, à Toulouse, à Auch ou à Saint-Gaudens, chaque fois qu’une joueuse revient à l’entraînement avec l’envie de progresser.
Le Brésil accueillera le Mondial en 2027. Pour nous, le travail continuera ici, avec des moyens plus modestes et une visibilité moindre. Mais c’est bien ce travail quotidien qui donnera un sens durable aux images venues du tournoi. La Coupe du monde montrera le sommet; les clubs amateurs continueront de construire le chemin qui y mène.