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Level Playing Field : 5 000 £ de matériaux pour moderniser vos infrastructures féminines

Dans le sillage de son concours Pitch In, le fournisseur britannique de matériaux de construction Huws Gray, implanté à Saint-Hélens, officialise Level Playing Field: un dispositif qui offrira quatre…

Juliette Garnier·mis à jour 17 septembre 2026

Level Playing Field : 5 000 £ de matériaux pour moderniser vos infrastructures féminines

Level Playing Field: 5 000 £ de matériaux pour le football féminin amateur

Dans le sillage de son concours Pitch In, le fournisseur britannique de matériaux de construction Huws Gray, implanté à Saint-Hélens, officialise Level Playing Field: un dispositif qui offrira quatre fois par an 5 000 £ de matériaux à des clubs amateurs pour rénover ou adapter leurs installations de football féminin. L'initiative, dont la première vague de candidatures reste ouverte jusqu'au 31 octobre sur le site de l'entreprise, cible une réalité que les bénévoles connaissent par cœur: des vestiaires exigus, des sanitaires inadaptés, des clubshouses construits à une époque où le football féminin n'existait tout simplement pas dans le paysage local.

Ce que Level Playing Field change concrètement

Le principe tient en quelques mots: quatre concours par an, chacun doté de 5 000 £ de matériaux — panneaux, équipements sanitaires, mobilier de clubhouse, outillage. Les clubs candidats doivent expliquer, dans leur dossier, comment ces fournitures transformeraient leur quotidien, semaine après semaine, pour leurs équipes féminines. Le précédent concours Pitch In avait déjà récompensé le Rocklands Youth FC, dans le Norfolk, qui avait utilisé son enveloppe pour rénover entièrement son clubhouse. Une manière, pour Huws Gray, de convertir son savoir-faire industriel en levier pour le terrain, plutôt qu'en simple opération de communication.

Pourquoi cette enveloppe tombe à pic, et ce qu'elle raconte du football amateur

Les responsables du projet le formulent sans détour: la croissance du football féminin se heurte encore à un manque d'infrastructures appropriées. Lors du précédent Pitch In, près de la moitié des candidatures portaient précisément sur l'amélioration d'équipements pour les femmes et les filles — un signal que les clubs, eux, n'ont pas attendu pour mesurer. Le directeur général Daksh Gupta assume le constat: selon lui, le football féminin continue de grandir, mais trop de joueuses restent freinées par des installations inadaptées, et beaucoup de clubs n'ont tout simplement pas les moyens d'investir. Ce que cela raconte, concrètement, c'est l'éternelle négociation dans les petites communes entre l'envie de faire grandir la section féminine et les moyens de lui offrir un vestiaire digne, un banc abrité, un éclairage qui permet de jouer en sécurité.

Level Playing Field illustre surtout une tendance de fond que les clubs français connaissent aussi intimement: les sections amateures, portées à bout de bras par leurs bénévoles, dépendent de partenariats privés capables de transformer une carence structurelle en chantier réalisable. En France, les mêmes arbitrages se jouent dans chaque commune, chaque district, chaque cellule de vie associative — entre la volonté d'ouvrir le jeu et les mètres carrés qu'on peut réellement consacrer aux nouvelles pratiquantes. Les 5 000 £ de Huws Gray ne sont qu'un coup de pouce ponctuel, mais ils rappellent une évidence que les dirigeants de clubs amateurs portent depuis longtemps: le football féminin ne pousse pas seulement grâce aux résultats sportifs ou aux annonces médiatiques. Il pousse aussi, et surtout, grâce aux volumes de placo, aux mètres linéaires de banc, aux sanitaires enfin conformes, qu'on accepte de financer pour elles.